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MahaParinibbana et Kalama sutta...

 
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viriya
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Inscrit le: 27 Juil 2006
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MessagePosté le: Ven 11 Aoû, 2006 19:15    Sujet du message: MahaParinibbana et Kalama sutta... Répondre en citant

Quelques extraits sur les conseils du Bouddha aux Bikkhus avant son PariNibbana à comparer à ceux donnés au peuple de Kalama.
Les commentaires et Notes proviennent aussi du site cité.
_____________________________________________________

Extrait de MahaParinibbana
source: http://www.canonpali.org/dn16.html
    Le voyage à Vesali - La maladie mortelle du Béni du Ciel

    Ananda:....Et pourtant, Seigneur, il me restait encore un peu de réconfort à l'idée que le Béni du Ciel n'arriverait pas à son décès final avant d'avoir donné de dernières instructions à propos de la communauté des bhikkhus."

    32. Ainsi parla le Vénérable Ananda, mais le Béni du Ciel lui répondit en disant: "Qu'est-ce que la communauté des bhikkhus attend de plus de moi, Ananda? J'ai prononcé le Dhamma sans faire de distinction de doctrine ésotérique et exotérique; il n'y a rien, Ananda, par rapport aux enseignements que le Tathâgata retienne jusqu'à la fin du poing fermé d'un enseignant qui retient des choses [secrètes]. Quiconque croit qu'il est celui qui doit mener la communauté des bhikkhus, ou que la communauté dépend de lui, est celui qui devrait laisser de dernières instructions par rapport à eux. Mais, Ananda, le Tathâgata n'a aucune idée à l'effet que ce devrait être lui qui devrait mener la communauté des bhikkhus, ou que la communauté dépendrait de lui. Quelles instructions devrait-il donc donner par rapport à la communauté des bhikkhus?

    "Je suis frêle désormais, Ananda, vieux, âgé, très avancé en années. Ceci est ma quatre-vingtième année, et ma vie est passée. De même qu'une vieille charette, Ananda, n'est plus maintenue ensemble qu'avec beaucoup de difficulté, de même le corps du Tathâgata ne continue à fonctionner qu'avec des soutiens. Ce n'est, Ananda, que lorsque le Tathâgata, ne tenant plus compte des objets extérieurs, avec la cessation de certaines sensations, atteint et demeure dans la concentration de l'esprit sans signes, [19] que son corps est plus confortable.

    33. "En conséquence, Ananda, soyez des îles pour vous-mêmes, des refuges pour vous-mêmes, et ne cherchez aucun refuge extérieur; avec le Dhamma pour votre île, le Dhamma pour votre refuge, ne cherchez aucun autre refuge.

    "Et comment, Ananda, un bhikkhu est-il une île pour lui-même, un refuge pour lui-même, et ne cherche-t-il aucun autre refuge; avec le Dhamma pour son île, le Dhamma pour son refuge, ne cherche--t-il aucun autre refuge?

    34. "Lorsqu'il demeure dans la contemplation du corps dans le corps, sincèrement, en état de comprendre clairement, et attentif, après avoir surmonté le désir et le chagrin par rapport au monde; quand il demeure dans la contemplation des sensations dans les sensations, de l'esprit dans l'esprit, des objets mentaux dans les objets mentaux, sincèrement, en état de comprendre clairement, et attentif, après avoir surmonté le désir et le chagrin par rapport au monde, alors, en vérité, il est une île pour lui-même, un refuge pour lui-même, ne cherchant pas de refuge extérieur; ayant le Dhamma pour son île, le Dhamma pour son refuge, il ne cherche aucun autre refuge.

    35. "Ces miens bhikkhus, Ananda, qui maintenant ou après mon départ, seront ainsi une île pour eux-mêmes, un refuge pour eux-mêmes, ne chercheront aucun autre refuge; qui, ayant le Dhamma pour leur île et refuge, ne chercheront aucun autre refuge: ce sont eux qui deviendront les plus hauts, [20] s'ils ont le désir d'apprendre."


    Exhortation finale du Béni du Ciel
    ...
    8. Et le Béni du Ciel s'adressa aux bhikkhus, en disant: "Soyez attentifs maintenant, bhikkhus, je vous y exhorte: Toutes choses composées sont sujettes à disparaître. Efforcez-vous avec sincérité!"

    <Commentaires>: "'Vous devriez accomplir tous vos devoirs sans permettre à l'attention de se relâcher!' C'est ainsi que le Béni du Ciel, sur son lit de Parinibbâna, résuma de ce seul mot sur la sincérité le conseil qu'il avait donné tout au long de ces quarante-cinq années."


_____________________________________________________________

Extrait Kalama Sutta.
source: http://www.canonpali.org/an03-065.html

    4. -- Il est normal pour vous, ô Kalamas, de douter et d'être incertains; l'incertitude s'est levée en vous à propos de ce qui est douteux. Allez, Kalamas. Ne vous fiez pas à ce qui a été acquis du fait de l'avoir entendu de façon répétée; ni du fait de la tradition; ni du fait de la rumeur; ni du fait que ça se trouve dans une écriture; ni du fait d'une supposition; ni du fait d'un axiome; ni du fait d'un raisonnement spécieux; ni d'un parti-pris en faveur d'une notion à laquelle on a pu réfléchir; ni du fait de l'apparente habileté de quelqu'un d'autre; ni du fait de la considération 'Le moine est notre maître'. O Kalamas, lorsque vous savez de vous-mêmes: 'Ces choses sont mauvaises; ces choses sont blâmables; ces choses sont condamnées par les sages; si on les entreprend et si on les observe, ces choses conduisent au dommage et au malheur,' abandonnez-les.
    10. ... O Kalamas, lorsque vous savez de vous-mêmes: 'Ces choses sont bonnes; ces choses ne sont pas blâmables; ces choses sont louées par les sages; si on les entreprend et si on les observe, ces choses conduisent au bénéfice et au bonheur,' entreprenez-les et observez-les

    Notes : Même si on cite souvent ce discours (Kalama Sutta) comme étant la "carte blanche" du Bouddha pour que chacun suive son propre sens du bien et du mal, il s'agit en fait de quelque chose de bien plus rigoureux. On ne doit pas suivre les traditions juste parce que ce sont des traditions. Les rapports (comme les nouvelles ou les compte-rendus historiques) n'ont pas à être suivi seulement parce que la source a l'air fiable.On n'a pas à suivre ses propres préférences simplement parce qu'elles ont l'air logiques et qu'elles entrent en résonnance avec ses propres sentiments. Au contraire, toute vue ou croyance doit être testée au moyen des résultats qu'elle donne lorsqu'on la met en pratique; et -- pour éviter la possibilité d'un parti-pris ou de limitations dans notre compréhension de ces résultats -- on doit encore les vérifier à l'aune de l'expérience des gens qui sont sages. La capacité à remettre en question et à vérifier ses propres croyances de façon appropriée s'appelle l'attention correcte. La capacité à reconnaître et à choisir des gens sages pour mentors s'appelle avoir des amis admirables


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Dans le Kalama Sutta, le Bouddha conseille de ne pas croire aux habitudes, à la tradition, aux "on dit", aux écrits sacrés,...
Mais ce n'est pas une carte blanche pour croire ce qu'on a envie de croire.
Au contraire, le Boudha ne nous laisse pas dans le brouillard, il nous demande d'avoir un esprit critique en fonction de critères bien précis (rejet : lobha, dosa, moha / adoption : alobha, adosa, amoha).
Il ne dénit pas les Sages mais conseille de les écouter, de vérifier sa compréhension auprès d'eux.
Il faut aussi constater par son propre expérience (en pratiquant le Dhamma).
Les critères de rejet sont les racines même de Dukkha. Le Dhamma enseigné par le Bouddha vise justement à les déraciner.

Des années plus tard (!), avant son Parinibbana, le Bouddha exhorte les Bikkhus d'être son propre île, son propre refuge à la lumière du Dhamma, en pratiquant le Dhamma sans relâche par les 4 établissements de l'Attention. (le Dhamma ici contient tous les éléments de repères que le Bouddha a enseigné sans faire de distinction ésotérique et exotérique).

A mon sens, la similitude des 2 messages du Bouddha se trouve dans le fait que le salut ne peut être trouvé que par soi même en pratiquant le Dhamma.
C'est à chacun de nous d'avancer grâce aux repérages déjà balisés par le Bouddha (Noble Octuple Sentier), grâce à la retransmission vivante de l'enseignement par la Sangha, grâce aux encouragements et soutiens mutuels des compagnons du chemin.
_________________
avec metta
viriya
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